Le marché polonais: informations générales

La Pologne est une République parlementaire dont le Président est élu pour cinq ans.Elle est l’un des plus grands États d’Europe (plus de 312 000 km²). Ce pays a la même superficie que la Norvège et à peine un peu moins que l’Allemagne.Malgré la crise économique européenne qui sévit sur le continent depuis 2008, la Pologne a semble t-il trouvé le moyen de ne pas être infecté. En effet, elle est le seul pays d’Europe à avoir connu une croissance économique en 2009.

Qu’est ce que la Pologne ?

Histoire

Le royaume de Pologne est entré dans l’histoire de la culture européenne à partir du baptême de Mieszko Ier en 966. Elle a connu ses heures de gloire et a été l’un des plus grands états d’Europe, à partir de la création de la République des deux nations en 1386, quand la Pologne et la Lituanie se sont organisées en fédération avec un roi élu sur le trône commun de cet immense royaume . Tout au long de cette période, la Pologne a eu un rôle stratégique de rempart de la civilisation européenne face aux menaces venant de l’Orient.Un exemple exemplaire, est celui de la bataille de Vienne en 1683, au cours de laquelle les troupes du roi Jan Sobieski arrêtèrent la progression de l’Empire Ottoman en Europe.
Le système politique original de la monarchie élective n’était pas dépourvu de faiblesses, ce qui explique que ce très grand royaume a pu être démantelé et partagé entre ses voisins à la fin du 18ème siècle.
Cependant, à la fin du 18ème siècle, après un premier partage de la Pologne en 1772 qui ampute son territoire de près d’un tiers de sa surface, le roi Stanislas-Auguste Poniatowski a essayé de réformer et de moderniser en profondeur les structures politiques de l’état polonais. Il a doté la Pologne d’une constitution, la première sur le continent européen, qui fut votée le 3 mai 1791
Un des grands moments, dans l’histoire de la Pologne contemporaine, est la reconstitution d’un état polonais sur la carte de l’Europe en 1918. Si l’établissement de la frontière ouest de cet état a été négocié au cours de la conférence de Versailles, l’établissement de la frontière est n’a pu se faire qu’au prix de la guerre polono-bolchévique dont l’armée polonaise est sortie victorieuse en 1920.
Durant la période 1918-1939, la Deuxième République de Pologne a vécu sous la menace des appétits de ses deux grands voisins, l’Allemagne et la Russie, qui ne s’étaient pas résignés à la perte de territoires qu’elles avaient gouvernés pendant plus d’un siècle.

La deuxième guerre mondiale a commencé en septembre 1939 par un nouveau partage de la Pologne en territoire sous domination nazie et territoire sous domination soviétique. Les populations du territoire de la Deuxième République ont subit les plus grandes monstruosités dont l’homme moderne s’est montré capable. Si en France on parle surtout du génocide des Juifs d’Europe qui s’est déroulé sur son territoire occupé par l’Allemagne, en réalité, la Pologne a vécu également un second traumatisme dû au fait qu’une très grande partie des élites de la Deuxième République de Pologne tombées sous l’occupation soviétique en 1939 a été méthodiquement assassinée par Staline en 1940. Cet épisode tragique est connu sous le nom emblématique de Katyń. Ce massacre, passé sous silence tout au long de la guerre froide par l’ Europe occidentale et par les USA pour des raisons de compromis diplomatique tacite avec l’URSS, n’a été reconnu par Moscou que le 13 octobre 1990. Pour la Pologne, la deuxième guerre mondiale ne s’achève qu’au prix d’une nouvelle perte de sa liberté, puisqu’elle passe, avec l’accord des puissances occidentales victorieuses, sous la coupe soviétique en 1945. Une nouvelle triste et longue période, dont la Pologne sort économiquement exsangue en 1989, s’achève avec la naissance du mouvement Solidarność en 1980 et la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989. Ainsi commence une nouvelle page, celle de la Troisième République de Pologne, que nous vivons actuellement et dont un grand moment a été l’entrée durement négociée de la Pologne dans l’Union Européenne en 2004.

Système politique

La Pologne est une République parlementaire dont le Président est élu pour cinq ans. Le parlement est composé de deux chambres élues au suffrage universel direct : une Diète de 460 députés (Sejm) et un Sénat (100 membres) au mandat de quatre ans. Le Président polonais n’a pas de réel pouvoir dans les institutions polonaise, même s’il est élu au suffrage universel direct. Il a surtout un rôle d’arbitre, afin d’assurer la continuité de l’Etat. Le pouvoir est en réalité donné au Premier ministre et à son Conseil. Il dépend du Parlement qui le plus souvent est acquis à sa cause (même couleur politique). La définition d’un régime semi-présidentiel semble donc bien s’appliquer au régime polonais, même s’il est indéniable que la Constitution de 1997 a constitué un nouveau pas vers l’établissement d’un régime parlementaire en Pologne. On peut d’ailleurs se demander si avec l’élargissement prochain de l’Union Européenne, le rôle du pouvoir exécutif n’est pas condamné à s’atténuer, pour laisser place au modèle prépondérant qu’on retrouve dans la quasi-totalité des membres de la future Europe des 25, en l’occurrence le parlementarisme…

Géographie

La Pologne est l’un des plus grands États d’Europe (plus de 312 000 km²). Ce pays a la même superficie que la Norvège et à peine un peu moins que l’Allemagne. Sa plus longue frontière est celle avec l’Allemagne.
Les côtes de la Baltique totalisent 528 km et le point culminant se trouve à la frontière slovaque, dans les monts Tatras, avec les 2 499 m du mont Rysy. C’est un pays de plaines , les trois quarts de son territoire sont situés en dessous de 200 m d’altitude. Les montagnes du sud, face à la Slovaquie et à l’Ukraine, font partie du massif des anciennes Carpates et, à l’ouest, les monts Sudètes bordent la frontière de la République tchèque. La Pologne a deux grands fleuves l’Oder et la Vistule, qui totalise 1 047 km, passe par Cracovie et Varsovie, baigne les plaines du Nord avant de se jeter dans la Baltique.
La Pologne est située entre deux zones climatiques : le climat océanique de l’Europe occidentale et le climat continental de l’Europe orientale, ce qui provoque une grande variété dans la météo.
L’hiver est très froid (de – 5 à – 15 °C) et très enneigé, surtout à l’est et dans les montagnes. Il dure de décembre à février. Le printemps est généralement ensoleillé et chaud, avec un retour de gelée blanche vers la mi-mai. L’été est chaud, voire très chaud (parfois il fait plus de 30 °C) et dure de juin jusqu’à août. La pluie et les orages sont fréquents, surtout en juillet dans les montagnes. L’automne, sec et ensoleillé, est couramment appelé « l’automne doré » (septembre et octobre) ; particulièrement beau dans les massifs.

Économie

Malgré la crise économique européenne qui sévit sur le continent depuis 2008, la Pologne a semble t-il trouvé le moyen de ne pas été infecte. En effet, elle est le seul pays d’Europe à avoir connu une croissance économique en 2009.
Avec la reprise de 2010 et 2011, l’économie polonaise est, à nouveau, en pleine croissance. Son rythme de croissance n’atteint plus les 5 % à 6 % d’avant la crise, mais avec 4,3% en 2011, elle n’en reste pas moins la championne de la croissance au sein de l’Union Européenne.
Cette vigueur, qualifiée par la commission européenne elle-même de « performance impressionnante » s’explique d’abord par un marche intérieur très solide. Cette composante a apporté 3,3 points de PIB à la croissance 2011, soit 77 % de la croissance. C’est en grande partie la clé du succès du pays pour absorber les chocs extérieurs. La consommation des ménages est un pilier de la croissance polonaise. En 2010 et 2011, elle a progressé de 3,2 % et 3,1 % respectivement. En 2009, elle a, malgré la crise mondiale, affiché une hausse de 2 %. La Pologne est certes un pays exportateur, mais à la différence de nombre de pays de l’ancien bloc de l’est, elle ne s’est jamais perçue comme un simple « atelier » de l’Europe occidental. Grâce à sa forte population de 38,5 millions d’habitants, elle a su développer son marché intérieur et en recueille aujourd’hui les fruits. Un développement d’autant plus remarquable que, à la différence de pays comme la Roumanie et la Hongrie, l’endettement privé et public est demeuré sous contrôle à respectivement 74 % et 55 % du PIB.

Démographie

La Pologne est parmi les derniers pays européens à avoir été victime de l’effondrement démographique contemporain. En effet ce n’est qu’en 1989 que le taux de fécondité est tombé sous le chiffre de 2,10 enfants par femme nécessaire pour assurer le simple remplacement des générations. Et depuis, le chiffre des naissances a chuté d’une façon impressionnante. On est passé d’un taux de fécondité de 3,71 en 1950 à 1,24 en 2005, niveau qui s’est encore aggravé depuis lors.
Cette situation peut surprendre dans un pays présenté comme le pays catholique par excellence ou ses citoyens respectueux des principes de l’Église bannissent préservatif et avortement. Il semblerait que les polonais prennent des distances avec l’enseignement de l’Église, tout du moins du point de vue sexuel, et semblent aujourd’hui refuser de se reproduire. Le pays rejoint ainsi le groupe des pays catholiques européens à très basse fécondité, comprenant, outre la Lituanie voisine, l’Espagne et l’Italie. Cependant la désaffection religieuse n’existe pas ou est minime en Pologne où 70 % des citoyens fréquentent les églises, et sont toujours respectueux de la hiérarchie catholique. Le problème est essentiellement social. Depuis la fin du socialisme, l’insécurité de l’emploi est présente, et les salaires sont bas. Les aides de l’état pour la famille sont insuffisantes et la crise du logement fait que beaucoup de jeunes couples doivent loger chez leurs parents. En outre le nombre de crèches est insuffisant. Enfin bien des femmes ayant un emploi craignent de ne plus pouvoir réintégrer l’entreprise après un congé de maternité. En bref, la situation économique est mauvaise pour les familles. L’idéal familial des Polonais est resté le même que du temps de la république populaire, mais face aux difficultés parfois insurmontables de procréer, les Polonais ont dû souvent s’abstenir à contre-cœur.